La crise sanitaire du Covid-19 s’est rapidement transformée en crise économique avec la mise à l’arrêt des entreprises françaises. Malgré la relance progressive de l’économie, au bout de la chaîne ce sont les étudiants en quête de stages qui souffrent : le ministère de l'Enseignement supérieur évoque l'annulation ou le report de plus de 250 000 stages (sur 500 000 stages proposés chaque année). D'où vient cette pénurie ? Quelles sont les conséquences pour les étudiants ? Comment les accompagner au mieux face à ce problème ?

Au commencement : des entreprises qui déraillent

Le problème du manque de stages a plusieurs sources :

  • La première est la baisse d'activité obligatoire liée au Covid-19 qui a touché la majorité des entreprises françaises pendant le confinement. Ces difficultés ont entraîné une réduction des effectifs, le non-renouvellement des départs, des plans de licenciement... Dès lors, difficile d’engager davantage de stagiaires.
  • Cette baisse d'activité a généré un chômage partiel massif ces derniers mois qui continue en partie pour un nombre significatif d'entreprises. Ce chômage partiel empêche de former des stagiaires ou supprime tout simplement les stages car l'activité n'est plus suffisamment prospère pour pouvoir s'occuper de stagiaires. Les tuteurs de stages sont également moins disponibles pour manager les stagiaires.
  • Au-delà du chômage partiel, les entreprises ont eu recours massivement au télétravail. Cette mise en place rapide et forcée a constitué un premier défi prioritaire à relever, relayant la question des stages au second voire troisième plan entraînant donc des reports et annulations. De plus, le suivi à distance d'un stagiaire s'avère plus complexe, si ce n'est impossible pour de nombreuses entreprises.
  • Enfin, le manque de temps à consacrer aux stagiaires a poussé les entreprises à limiter leurs embauches. La crise a mobilisé les salariés sur de nombreux sujets : réorganisation de l’activité, adaptation aux règles sanitaires, dématérialisation des processus, etc. Le temps nécessaire pour former et suivre un stagiaire n’est simplement pas disponible.

Les étudiants, victimes collatérales de la crise du Covid-19

Cette crise du Covid-19 s’est donc rapidement transformée en une « crise du stage » pour les étudiants souhaitant se former et s’insérer dans la vie active. Le problème est d’autant plus grave que pour de nombreux domaines d’études, la réalisation d’un stage est une condition de délivrance du diplôme. Face au problème, les établissements de l'enseignement supérieur ont reporté les stages jusqu’au 31 décembre 2020 ou les ont simplement annulés. Ces (non-)solutions prises dans l'urgence ne correspondent simplement pas aux besoins de développement des compétences des étudiants.

Les diplômés 2020, génération sacrifiée ?

Cette situation touche avant tout les jeunes recherchant une dernière expérience de fin d’études. Bien souvent, le stage aboutit à une embauche. Dans ces conditions, comment trouver du travail sans une expérience significative à la fin de son cursus ? La tâche s’avère ardue. Selon une récente étude Opinion Way pour Article 1, un étudiant sur cinq ne validera pas son année à cause de la crise. Ce manque de stage en est l'un des vecteurs. La baisse des embauches et la baisse de l'employabilité des étudiants induite par ce manque d'expériences vont forcer les étudiants à entrer sur un marché du travail plus compétitif, pour lequel ils seront moins préparés. Dans un tel contexte, la recherche d’emploi relèvera d'un vrai parcours du combattant.  

Les solutions pour contrer cette pénurie

Le manque de stage pose un problème profond : un manque d'expérience à ce moment formateur de la vie des étudiants entraînera une baisse de l'employabilité de ces derniers.

Pour contrer cela, les écoles et universités ont fait preuve de souplesse et ont mis en place des solutions dans l’urgence pour éviter une année blanche : mise en place de dossiers, report ou annulation pure et simple des stages, projets tutorés, production de mémoires, etc. Ces solutions mises en œuvre expressément ont permis aux écoles d'éviter le pire, mais elles ne correspondent pas à l’expérience d’un stage nécessaire à la formation et à l’insertion professionnelle d’un étudiant. En effet, manquer une expérience professionnelle concrète empêche de développer son réseau, d'appréhender les processus de recrutement, de développer ses compétences et ainsi de suite. Cela risque également d’engendrer une dévalorisation des diplômes des écoles et universités.

De nombreuses écoles souhaitent maintenant prendre le temps de mettre en place des solutions plus viables et valorisantes pour leurs étudiants afin de préparer au mieux l’année prochaine qui sera encore plus compliquée avec la crise économique à venir. Par exemple, le développement de projets apparaît comme une des meilleures alternatives en permettant de mettre en application des connaissances dans un cadre pratique tout en développant savoir-faire et savoir-être. Cela permet aussi l'acquisition d'un réseau de soutiens qui pourrait ouvrir des portes professionnelles.

Les expériences professionnelles sont essentielles pour l'employabilité des étudiants. La pénurie de stages va empêcher un nombre significatif d’étudiants de bénéficier d’une expérience concrète. En attendant que cette période difficile s'améliore, les écoles et universités se doivent de continuer à développer les connaissances et les compétences de leurs étudiants via des solutions alternatives comme la construction de projets par exemple, qu'ils soient personnels, entrepreneuriaux ou associatifs.

Pour répondre à ses problématiques wweeddoo met en place des solutions pour permettre aux écoles et aux universités d'améliorer l'employabilité des élèves dans un contexte de crise. Alors, n'attendez plus pour les découvrir !