C'est au XVIII ème siècle avec les physiocrates que l'on commence à prendre conscience que l'agriculture est un outil économique majeur. François Quesnay (économiste et médecin français, 1694-1774) pense que seule elle permet de créer un produit net. Cette croyance repose sur le fait que l'agriculture multiplie la matière alors que les activités manufacturières ne font que la transformer.

L'agriculture est l'enjeu majeur de demain, tout ce que nous consommons provient de notre terre. Malheureusement, la croissance agricole n'est pas aussi rapide que la croissance démographique et n'est pas également répartie dans le Monde. Comment parviendrons-nous à avoir un régime alimentaire équilibré, à respecter davantage l'environnement et à nourrir tout le monde?

Bien comprendre la situation

Aujourd'hui nous sommes déjà 7 milliards de personnes sur Terre. En 2050 nous serons 9 milliards. On fait face à un taux de natalité qui augmente (plus particulièrement dans les pays pauvres) et d'un taux de mortalité qui diminue dans tous les pays grâce à l'amélioration des conditions de vie. On a donc une population en augmentation constante.

Source: transhumanistes

Sur les 7 milliards de personnes sur Terre, 1/7 personne souffre de la faim. Le problème de l'inégale répartition de la nourriture peut s'aggraver en 2050 si l'on ne s'organise pas.

Pour nourrir il faut produire, et pour produire il faut des terres. Cependant, ce n'est pas si évident que ça. La planète a de moins en moins de terres cultivables car les phénomènes climatiques sont de plus en plus fréquents: l'extrême sécheresse dans certaines régions rend l'exploitation agricole impraticable (certains déserts s'étendent sur des millions de km2), ainsi que les périodes de pluie dans d'autres régions provoquent des inondations et détruisent les terres. Le réchauffement climatique provoqué par les Hommes entraîne la fonte des glaciers et l'augmentation du volume des océans, donc l'élévation du niveau de la mer, réduisant le nombre de terres cultivables. De plus, les villes s'étendant de plus en plus, l'urbanisation participe également à la diminution de terres.

Les limites de la production actuelle et les changements à mettre en place

Notre système de production a des limites car il met l'environnement et la santé humaine en danger. Il nécessite énormément d'eau et la pollue: il faut en moyenne 4 tonnes d'eau pour la production nécessaire à fournir une assiette pour un européen par jour (pour produire 1 kilo de steak: 12 tonnes d’eau, pour 1 litre de lait: 1 tonne et pour 1 kilo de fromage: 5 tonnes, pour vous donner une idée). Cette agriculture consomme 70% de l'eau douce disponible, qui est par ailleurs très inégalement répartie sur la planète: l'eau potable devient une denrée de plus en plus rare. De plus, on trouve aujourd'hui des pesticides ou insecticides dans 75% des eaux de surface et 57% des eaux souterraines, on arrive même jusqu'à en trouver dans les eaux de pluie. Il va donc falloir produire plus en utilisant beaucoup moins d'eau.

Source: CommodAfrica

Les habitudes alimentaires des populations des pays développés impliquent l'utilisation de beaucoup de ressources et beaucoup d'énergie. Il est donc temps de mettre en place des changements organisationnels et de repenser notre alimentation pour nous sortir de cette situation. Si vous souhaitez encourager l'alimentation durable et responsable, n'hésitez pas à vous renseigner sur notre appel à projets Qu'est-ce que tu food? qui permet aux jeunes de réaliser leurs projets à impacts positifs!

Les entreprises doivent être responsables

Les jeunes se bougent et c'est super, mais il est primordial que les entreprises deviennent responsables. Les pays développés sont les plus gros consommateurs d'énergie, c'est donc les entreprises des pays occidentaux qui doivent réduire un maximum leur consommation. On voit d'ailleurs que de plus en plus d'entreprises s'engagent dans une démarche RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Pourquoi?

Source: novethic

L’entreprise est responsable de l’impact de ses propres activités mais la notion de devoir de vigilance qui se développe en France (loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et donneuses d’ordre) et dans le monde (textes de référence sur les multinationales) étend cette responsabilité aux relations commerciales de l’entreprise: en droit français, une grande entreprise sera responsable des éventuels dommages causés par l’activité de ses filiales et de ses sous-traitants dans le cas où elle n’aurait pas mis en place les mesures nécessaires pour prévenir les risques.

Si les entreprises mettent en oeuvre les changements nécessaires, nous nous porterons mieux! Mais elles aussi, les entreprises préservent la planète ainsi que leurs intérêts:

  • elles augmentent leur performance globale car les investisseurs considèrent que la RSE influence positivement la valeur immatérielle de l'entreprise à moyen terme;
  • préviennent et maîtrisent les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (valorisation de leurs engagements);
  • s'assurent un approvisionnement en matières premières (car bon environnement = meilleures ressources);
  • garantissent l'acceptabilité sociale de leurs activités,
  • attirent les talents car les jeunes de la génération Y sont majoritairement attirés par des entreprises responsables (pour en savoir plus, notre article sur la quête de sens et d'engagement en entreprise),
  • motivent et fidélisent leurs collaborateurs car il est important de les réunir autour d'actions concrètes et collaboratives,
  • se différencient de la concurrence et font des économies (car consommer moins c'est dépenser moins)!

Et bien sûr, elles sont plus amenées à innover car l'intégration de préoccupations sociales et environnementales conduit à l'émergence de nouvelles idées. Bénéficier d’une veille sur les projets de demain, contribuer et valoriser des projets innovants, ce sont des besoins importants en entreprise!

Alors rejoignez le mouvement ! Contribuez à l’émergence des solutions alimentaires de demain à travers l’appel à projets “qu’est-ce que tu food?” sur wweeddoo.com

Sources: