Au fil des années, la RSE s'est imposée dans les grandes entreprises, notamment grâce aux obligations légales. De l'autre côté, les jeunes sont sensibles aux engagements et à la performance des entreprises dans ce domaine. Selon l'étude Ipsos/BCG/CPGE de 2018, les étudiants et almunis répondants seraient 72% à considérer comme important ou primordial que le travail soit en phase avec leurs valeurs.

Cependant, les bad-buzz de certaines entreprises ont installé un climat de défiance des jeunes envers les initiatives RSE, notamment des plus grandes entreprises. Comment valoriser ses actions sans tomber dans le green-washing ? C'est ce que nous allons voir.  

Le besoin d'actions concrètes pour plaire

La RSE a parfois tendance a être trop abstraite pour être audible auprès du grand public. Ainsi, la stratégie RSE doit aussi comprendre des actions très simples, concrètes et inclusives pour fonctionner. Ces actions permettent de partager cette considération de la responsabilité de l'entreprise envers la société avec un aspect local, terre à terre ; ce dont la stratégie RSE traditionnelle peut parfois manquer.

Cela permettra également, en parallèle d'actions long terme, d'avoir des premiers résultats rapidement. De plus, ces actions seront moins coûteuses que celles qui s'inscrivent dans des changements structurels.  

Qui de mieux que les jeunes pour parler aux jeunes ? Une façon de faire pour réussir à les atteindre consiste à travailler avec eux : ils pourront vous aider à trouver des solutions et vous appuierons pour communiquer !

Réussir la mesure de sa performance

Pour permettre de valoriser correctement ces activités, il est important d'avoir des éléments tangibles à partager, toujours dans un souci de mesurer le concret. Vous avez mis en place un programme de mécénat de compétences ? Vous devrez être capable d'expliquer à quoi on servi concrètement les dizaines d'heures de travail de vos salariés pour l'association partenaire et pour la société en général. Dans le cas où la société a versé une somme conséquente à ses associations partenaires au cours de l'année. C'est une très bonne action, mais à quoi a servi cet argent ? Il serait plus pertinent d'expliquer que la somme engagée a permis de nourrir et loger X personnes en difficulté, de ramasser X tonnes de déchets ou d'accompagner X jeunes dans la société par exemple. Les résultats que vous générerez doivent, soit être très impactants, soit très concrets pour pouvoir fonctionner.  

Communiquer sans communiquer

Qui lit les rapports RSE ? Pas grand monde et les jeunes ne font pas exception. Si vous souhaitez les atteindre, vous devrez sortir des sentiers battus des dossiers RSE qui remplissent les archives. La manière de communiquer joue un rôle important dans la performance de votre RSE. Elle conditionne le point de vue des jeunes envers vos actions : entreprise baratineuse VS entreprise engagée.  

Pour réussir cela, faites de la communication RSE sans en faire : n'évoquez surtout pas la RSE, parlez de vos réussites. Chaque initiative RSE s'inscrit aussi dans une politique écologique, de marque commerciale ou de marque employeur par exemple. En fonction de ce que vous avez fait, déterminez les bons canaux et innovez sur les formats : GIF, vidéos, rencontres, événements, témoignages, infographies... Gardez à l'esprit qu'une personne qui tombe sur votre message ne vous accordera pas plus de quelques secondes d'attention.

Pour réconcilier la jeunesse avec les entreprises, il faut montrer patte blanche à long terme comme à court terme. Néanmoins, des actions simples et efficaces à une échelle plus locale permettront de convaincre un public plus jeune de la force de vos engagements. Une communication originale avec des résultats qui s'appuient sur l'humain et le réel ne pourra que dupliquer l'effet de vos initiatives sur la réputation de votre structure.